Dancing de la Marquise

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"La décennie 1990 a charrié son lot de rêves américains. Et pour cela, on y avaient mis les moyens aux States. Pas de boat people, d’embarcation de fortune ou de zodiac gonflable. N’est pas Lampedusa qui veut. Des Boeing flambant neufs, sièges en cuir inclinables et coin fumeur où l’on se grillait impunément des Marlboro de western amerloc. Ces rêves tiennent finalement à peu de choses, sinon à des représentations de bonheur inouï, de béatitude sans fin. Primo, un salaire mirobolant. Ca ne va pas forcément de soi après la période beatnik, cheveux longs et rien dans le larfeuille. Qui dit thunes plein les fouilles dit chien aux poils longs à l’arrière de la voiture ou gambadant sur le gazon vert publicitaire. Preuve à l’appui de cette relation de cause à effet. Pour parfaire le tout, on distille des vacances en famille soudée, des dents blanches et, tout sauf des idées noires. De cet idéal transatlantique, il ne reste plus rien à présent. A peine quelques bribes chez les has-been. Merci. Vous pouvez remballer votre paquetage garçons. Les réminiscences de cette décennie bénie des vieux figurent encore sur quelques postcards où l’on peut voir Miami frangé de palmiers sous un ciel de néons violets. Circulez, y’a rien à voir."

- Délices orgiaques: SUNSHINE STATE